Histoire du Château de Lancyre

Histoire du Château de Lancyre

Le Château de Lancyre est installé à Valflaunès, au cœur du vignoble du Pic Saint-Loup.

Son histoire est profondément liée à ce paysage du nord de Montpellier, dominé par les reliefs calcaires et la végétation de garrigue.

Le domaine est aujourd’hui une propriété familiale d’environ 80 hectares, produisant des vins en AOP Pic Saint-Loup, AOP Languedoc et IGP Saint-Guilhem-le-Désert.

Un domaine historique du Pic Saint-Loup

Le Château de Lancyre tire son nom du hameau dans lequel il est installé.

L’histoire du lieu est ancienne. La partie la plus ancienne du bâtiment actuel correspond notamment au caveau de dégustation, dont les voûtes remontent au XVIe siècle.

Le patrimoine du domaine comprend également la chapelle d’Aleyrac, édifice d’origine romane situé au milieu des vignes. Elle fut restaurée au XIXe siècle.

Le vignoble s’étend aujourd’hui au milieu d’un paysage typiquement méditerranéen.

Les parcelles côtoient la garrigue, tandis que le Pic Saint-Loup et les premiers reliefs des Cévennes influencent directement le climat.

La famille Valentin

Le développement moderne du Château de Lancyre est intimement lié à la famille Valentin.

Au fil des générations, le vignoble s’est développé tandis que les méthodes culturales et les équipements du chai ont évolué.

Le domaine a notamment travaillé dès les années 1970 sur une conduite plus raisonnée de son vignoble.

Aujourd’hui, Régis Valentin poursuit cette histoire familiale.

La propriété s’est imposée comme l’un des domaines bien identifiés de l’appellation Pic Saint-Loup.

Un vignoble au cœur de la garrigue

Le terroir joue un rôle essentiel dans l’identité de Lancyre.

Les cépages rouges traditionnels du Languedoc occupent naturellement une place importante. On retrouve notamment Syrah, Grenache, Mourvèdre, Cinsault et Carignan.

Les blancs sont représentés par la Roussanne, la Marsanne et le Viognier.

Cependant, le domaine ne cherche pas uniquement la puissance méditerranéenne.

La situation septentrionale du Pic Saint-Loup permet de conserver davantage de fraîcheur.

Cette particularité devient l’une des signatures des vins de Lancyre.

Vieilles Vignes, une cuvée historique

La cuvée Vieilles Vignes appartient à la gamme Signature du domaine et existe depuis 1984.

Elle est construite autour d’une sélection parcellaire de vieilles vignes.

L’assemblage de 65 % Syrah et 35 % Grenache cherche à traduire l’équilibre caractéristique du domaine : un fruit mûr et généreux accompagné d’une fraîcheur persistante.

Vieilles Vignes occupe ainsi une position particulièrement intéressante dans la gamme.

Plus profonde qu’une cuvée d’entrée de gamme, elle reste néanmoins centrée sur le fruit et le terroir grâce à son élevage en cuve.

Elle constitue donc une excellente introduction au style du Château de Lancyre et, plus largement, aux grands rouges du Pic Saint-Loup.

Histoire du Domaine François Crochet

Histoire du Domaine François Crochet

Le Domaine François Crochet est installé à Bué, l’un des villages historiques du vignoble de Sancerre.

L’histoire de la propriété est familiale. François Crochet est le fils de Robert et Marie-Solange Crochet et représente une nouvelle génération d’une famille installée depuis longtemps dans le vignoble.

Après ses expériences et sa formation, François revient travailler au domaine familial. Il s’installe comme vigneron à Bué en 1998.

Il développe progressivement une approche beaucoup plus parcellaire du vignoble.

Bué et les grands terroirs du Sancerrois

Bué possède une place particulière dans l’appellation Sancerre.

Le village est notamment réputé pour ses terroirs calcaires. Les fameuses caillottes permettent au Sauvignon Blanc de développer des vins particulièrement fins, tendus et précis.

François Crochet travaille également d’autres formations géologiques.

Les terres argilo-calcaires apportent davantage de matière. Les parcelles de silex développent une expression différente, souvent plus pierreuse.

Cette diversité va progressivement devenir l’une des grandes forces du domaine.

Une approche parcellaire

François Crochet cherche à traduire ces différences dans ses vins.

À côté du Sancerre Blanc classique, le domaine développe donc plusieurs cuvées issues de lieux précis.

Cette approche permet d’explorer les différentes expressions du Sauvignon Blanc sur les terroirs de Sancerre.

Le Sancerre Blanc joue alors un rôle essentiel dans la gamme.

Plutôt que de représenter un terroir unique, il rassemble plusieurs parcelles. Il permet ainsi de découvrir le style général du domaine et l’identité du vignoble de Bué.

Cette caractéristique prend une dimension encore plus intéressante sur le millésime 2024 puisque la cuvée rassemble exceptionnellement une part plus large des terroirs de Sauvignon du domaine.

Agriculture biologique et biodynamique

Le travail dans les vignes occupe une place fondamentale dans la philosophie de François Crochet.

Le domaine est aujourd’hui certifié en agriculture biologique et en biodynamie, avec notamment la certification Biodyvin.

Les vendanges sont réalisées manuellement.

À la cave, les fermentations spontanées permettent ensuite de limiter les interventions et de préserver l’identité des raisins.

Les élevages sont adaptés à chaque cuvée.

Pour le Sancerre Blanc, l’utilisation de la cuve inox et des lies fines permet de préserver la fraîcheur du Sauvignon tout en développant sa texture.

Une référence du Sancerrois

Au fil des années, François Crochet s’est imposé parmi les producteurs reconnus de Sancerre.

Son travail se distingue notamment par la précision des vins et leur capacité à traduire les différences de terroirs.

La cuvée Sancerre Blanc constitue probablement la meilleure introduction à cette philosophie.

Elle ne cherche pas la démonstration. Le fruit reste précis, l’acidité apporte de la tension et la minéralité structure la finale.

C’est cette combinaison qui donne au vin son caractère particulièrement gastronomique.

Histoire du Domaine Chanson

Histoire du Domaine Chanson

L’histoire de Chanson commence à Beaune en 1750.

La maison fait ainsi partie des anciennes maisons viticoles de Bourgogne. Son développement est intimement lié à la Côte de Beaune et à l’histoire du négoce bourguignon.

Aujourd’hui, le domaine possède 43 hectares en Côte de Beaune et 45 hectares en Côte Chalonnaise.

Cette implantation lui permet de travailler un ensemble important d’appellations bourguignonnes, avec une présence particulièrement marquée dans les Premiers et Grands Crus.

Le Bastion de l’Oratoire

L’un des symboles de Chanson est son spectaculaire Bastion de l’Oratoire, situé à Beaune.

Cette ancienne construction défensive possède des murs atteignant plusieurs mètres d’épaisseur.

Chanson l’utilise depuis le XVIIIe siècle pour l’élevage et la conservation de ses vins.

La température et l’humidité naturellement stables offrent des conditions particulièrement adaptées au vieillissement des grands vins de Bourgogne.

Ce bâtiment est aujourd’hui indissociable de l’identité de la maison.

De la Côte de Beaune à la Côte Chalonnaise

Si Chanson est historiquement installé à Beaune, le domaine possède désormais une implantation importante en Côte Chalonnaise.

Cette région constitue le prolongement naturel de la Côte de Beaune vers le sud.

Montagny y occupe une place particulière.

Contrairement à plusieurs autres appellations bourguignonnes, Montagny se consacre exclusivement au Chardonnay.

Chanson y recherche une expression fraîche et minérale du cépage.

Le Montagny Premier Cru chez Chanson

Le Montagny Premier Cru illustre parfaitement cette philosophie.

Le terroir situé à mi-coteau bénéficie d’une exposition orientée vers l’est. Les sols de marnes et de calcaires apportent fraîcheur et minéralité.

L’élevage relativement long permet ensuite au vin de gagner en profondeur.

Pour autant, Chanson cherche à conserver la pureté du Chardonnay.

Le résultat se situe donc à l’équilibre entre deux dimensions : d’un côté, une texture suffisamment dense pour rappeler le statut de Premier Cru ; de l’autre, une fraîcheur citronnée et minérale qui constitue la véritable signature de la cuvée.

Histoire de la Maison Darroze

Histoire de la Maison Darroze

L’histoire des Armagnacs Darroze est profondément liée à la gastronomie et aux traditions de la Gascogne.

Elle prend véritablement forme avec Francis Darroze. Issu d’une famille de restaurateurs, il développe très tôt une connaissance approfondie des produits et des producteurs de sa région.

À partir des années 1950, il parcourt les domaines gascons et découvre dans leurs chais des eaux-de-vie parfois conservées depuis plusieurs décennies.

Ces vieux Armagnacs vont devenir le point de départ d’une aventure singulière.

À la recherche des Armagnacs de propriétaires

Francis Darroze comprend rapidement que la richesse de l’Armagnac réside en grande partie dans la diversité de ses producteurs.

Chaque domaine possède ses propres parcelles. Les sols peuvent varier, tout comme les cépages, les pratiques de distillation et les conditions d’élevage.

Plutôt que d’effacer ces différences par de grands assemblages, Darroze choisit de les préserver.

Il sélectionne donc directement des eaux-de-vie auprès des propriétés.

À partir des années 1970, la maison dispose de ses propres installations afin de poursuivre leur élevage dans des conditions maîtrisées.

Une philosophie fondée sur le terroir

Cette approche donne naissance à ce qui deviendra la Collection Unique.

Son principe est simple : mettre en avant un domaine, un millésime et une eau-de-vie.

Les différents domaines ne sont pas assemblés entre eux. Les millésimes restent également séparés.

C’est pourquoi il peut exister plusieurs Darroze 1976 provenant de propriétés différentes.

Le domaine indiqué sur la bouteille peut ainsi changer selon les lots disponibles. Un Domaine de Mandillet 1976, par exemple, possède sa propre identité tout en appartenant à cette même philosophie de sélection Darroze.

Marc Darroze et la nouvelle génération

Le travail initié par Francis Darroze est ensuite poursuivi par son fils Marc Darroze.

La maison développe ses relations avec les producteurs tout en constituant une importante collection de millésimes.

Cette profondeur de stock permet aujourd’hui à Darroze de proposer des eaux-de-vie couvrant plusieurs décennies.

Les millésimes anciens occupent naturellement une place particulière.

Ils permettent de découvrir non seulement l’évolution d’une eau-de-vie sous bois, mais également les différences entre les domaines et les terroirs du Bas-Armagnac.

Le millésime 1976 s’inscrit parfaitement dans cette philosophie. Plus qu’une recette fixe, il représente une année de récolte déclinée à travers différents domaines sélectionnés par Darroze.

Histoire du Domaine Entras

Histoire du Domaine Entras

L’histoire du Domaine Entras est celle de la famille Maestrojuan et de plusieurs générations de paysans gascons.

L’aventure familiale commence véritablement en 1948. Zoé et Miguel Maestrojuan travaillent alors comme ouvriers agricoles sur la ferme de Bordeneuve, dans le Gers.

Ils se rencontrent, se marient puis acquièrent cette même exploitation.

À cette époque, la ferme pratique la polyculture et l’élevage. La vigne occupe néanmoins déjà une place importante.

La famille produit du vin, de l’Armagnac et du Floc de Gascogne.

La famille Maestrojuan

À partir de 1968, les enfants de Zoé et Miguel participent davantage au travail de la ferme.

La famille commence progressivement à développer son activité viticole. De nouvelles plantations sont notamment réalisées à partir des années 1970.

Une étape importante intervient ensuite en 1982.

Michel et Brigitte Maestrojuan acquièrent le domaine Entras. Deux ans plus tard, ils ouvrent un point de vente directe.

Le domaine poursuit alors progressivement sa spécialisation dans la vigne et les productions gasconnes.

Une nouvelle génération

Une nouvelle étape commence en 2011.

Après avoir vinifié et travaillé dans plusieurs régions viticoles, Michel Maestrojuan revient sur le domaine familial.

Il développe alors de nouvelles cuvées et approfondit le travail parcellaire.

Colina Oeste s’inscrit parfaitement dans cette démarche.

Plutôt que d’assembler différents terroirs, cette cuvée cherche à exprimer une seule parcelle et son exposition particulière.

Le passage à l’agriculture biologique

À partir de 2015, le Domaine Entras engage une transition importante vers l’agriculture biologique.

Les molécules de synthèse sont progressivement abandonnées. Le travail des sols et l’utilisation de matières organiques prennent davantage de place.

La démarche aboutit ensuite à la certification biologique.

Aujourd’hui, Colina Oeste est ainsi présenté par le domaine comme un vin issu de l’agriculture biologique, certifié FR-BIO-10.

Cette philosophie se poursuit à la cave.

Les vinifications sont naturelles et les doses de soufre restent très faibles. Pour Colina Oeste, le domaine indique notamment un SO₂ total inférieur à 15 mg/L.

Colina Oeste, la parcelle tournée vers l’ouest

Colina Oeste constitue l’une des cuvées emblématiques du domaine.

Son nom fait directement référence à son terroir. La parcelle est située sur un coteau tourné vers le soleil couchant.

Les raisins profitent donc d’une maturation lente et progressive.

Le Merlot, le Côt et le Tannat y trouvent un équilibre particulièrement intéressant entre concentration et fraîcheur.

Cette cuvée illustre ainsi parfaitement le renouveau des vins rouges des Côtes de Gascogne. Elle associe les cépages historiques du Sud-Ouest à une approche parcellaire et peu interventionniste.

Histoire du Domaine Carroi Bon Air

Histoire du Domaine Carroi Bon Air

Le Domaine Carroi Bon Air est l’œuvre du vigneron Luc Sébille. Il est installé à Ligré, au cœur du vignoble du Chinonais.

L’aventure commence avec une petite surface d’environ 2,7 hectares.

Progressivement, le domaine se développe. Luc Sébille travaille ensuite près de 14 hectares au sein du Parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine.

Le Cabernet Franc comme unique cépage

Luc Sébille fait un choix particulièrement clair : travailler exclusivement le Cabernet Franc.

Les vignes du domaine présentent différents âges. Certaines atteignent plusieurs décennies.

Cette diversité permet au vigneron d’explorer plusieurs expressions du même cépage.

Les terroirs jouent alors un rôle essentiel. Sables, limons, argiles et calcaires permettent au Cabernet Franc de révéler différentes facettes.

Certaines cuvées privilégient ainsi le fruit et la buvabilité. D’autres développent davantage de profondeur et de structure.

Une philosophie naturelle

Le Domaine Carroi Bon Air est conduit en agriculture biologique.

Cependant, Luc Sébille développe une approche encore plus exigeante dans les vignes.

Le travail manuel occupe une place importante. Le cheval est également utilisé pour certains travaux du sol.

Les raisins sont vendangés à la main.

À la cave, la philosophie reste identique. Les fermentations sont réalisées avec les levures indigènes.

Les interventions sont réduites au minimum. Plusieurs cuvées sont également élaborées sans ajout de soufre.

Cette méthode permet à Luc Sébille de produire des vins particulièrement libres et expressifs.

Les Débonnaires, une cuvée emblématique

Les Débonnaires est probablement l’une des cuvées les plus représentatives du style de Luc Sébille.

Le vin privilégie le fruit et la fraîcheur. Pourtant, il conserve suffisamment de structure pour ne pas devenir simplement léger.

Le Cabernet Franc s’exprime avec des fruits rouges et noirs. Les tanins restent souples, tandis que les notes florales et épicées apportent de la complexité.

Cette cuvée illustre parfaitement la philosophie de Carroi Bon Air : laisser parler le raisin et son terroir avec le moins d’artifice possible.


Histoire du Domaine Mélaric

Histoire du Domaine Mélaric

Le Domaine Mélaric est créé en 2006 par Mélanie Cunin et Aymeric Hillaire.

Son nom est d’ailleurs directement construit à partir de leurs deux prénoms : Mélanie et Aymeric donnent Mélaric.

Les deux vignerons se rencontrent pendant leurs études à Montpellier. Ils partagent rapidement une même envie : travailler la vigne et élaborer leurs propres vins.

Après leur retour dans le Saumurois, ils s’installent dans le secteur du Puy-Notre-Dame.

La découverte de la Cerisaie

Le couple commence avec des vignes en location et une petite activité de négoce.

Quelques années plus tard, Mélanie et Aymeric acquièrent leurs propres parcelles sur la butte de la Cerisaie.

Ce terroir calcaire devient rapidement le cœur du domaine.

Chenin et Cabernet Franc y trouvent des conditions particulièrement intéressantes. Les différences de sols et de positions sur la butte permettent également de créer plusieurs expressions.

Le Clos de la Cerisaie occupe une place centrale dans cette philosophie.

Une viticulture biologique

Les vignes du Clos de la Cerisaie sont cultivées en agriculture biologique depuis 1998.

Mélanie et Aymeric poursuivent ce travail avec une approche inspirée également par la biodynamie.

La biodiversité occupe une place importante. Le domaine plante notamment des arbres et des haies autour des parcelles.

Des moutons sont également introduits dans les vignes pendant certaines périodes de l’année.

L’objectif consiste à maintenir des sols vivants et un écosystème équilibré.

Des vinifications peu interventionnistes

À la cave, le domaine poursuit la même philosophie.

Les fermentations sont réalisées avec les levures indigènes. Les extractions restent douces et les élevages sont particulièrement longs.

Mélaric dispose notamment de caves troglodytiques, dont les conditions permettent une évolution lente des vins.

Les élevages peuvent ainsi durer de 18 à 36 mois selon les cuvées.

Les vins sont généralement peu sulfites et plusieurs cuvées ne sont pas filtrées.

Cette approche cherche avant tout à préserver le caractère du raisin et du terroir.

Clos de la Cerisaie, la grande cuvée rouge

Le Clos de la Cerisaie représente l’une des expressions les plus ambitieuses du Cabernet Franc chez Mélaric.

Le domaine le décrit comme un vin complet, où le cépage se distingue par sa finesse et sa profondeur.

La Revue du Vin de France partage cette appréciation. Elle souligne notamment sa concentration, ses tanins fins et structurés ainsi que la profondeur du terroir de la Cerisaie.

Le domaine recommande une garde pouvant atteindre 15 à 25 ans.

Cette cuvée démontre ainsi tout le potentiel du Saumur Puy-Notre-Dame. Elle associe la maturité des vieilles vignes, la fraîcheur du tuffeau et une vinification particulièrement respectueuse du Cabernet Franc.

Histoire du Domaine du Nozay

Histoire du Domaine du Nozay

Le Domaine du Nozay est installé à Sainte-Gemme-en-Sancerrois, au cœur du vignoble de Sancerre.

Son histoire familiale est aujourd’hui portée par Cyril de Benoist. Le domaine s’est progressivement distingué par une approche particulièrement respectueuse de la vigne et de son environnement.

Le Sauvignon Blanc occupe naturellement une place centrale. Cependant, le domaine cherche avant tout à exprimer les différences entre les terroirs.

Les terres blanches de Sancerre

Une grande partie du vignoble repose sur les célèbres marnes du Kimméridgien.

Ces sols sont particulièrement riches en fossiles marins. Lorsqu’ils sèchent, leur couleur claire explique leur nom local de « terres blanches ».

Ils sont constitués de couches de marnes entrecoupées de bancs calcaires.

Cette géologie constitue l’un des grands terroirs historiques du Sancerrois. Elle permet au Sauvignon Blanc de développer à la fois de la matière et une belle tension minérale.

Un domaine en biodynamie

Le Domaine du Nozay a choisi de travailler selon les principes de l’agriculture biologique et biodynamique.

La vie du sol occupe une place essentielle dans cette philosophie. Les engrais verts sont notamment utilisés pour favoriser l’activité biologique des parcelles.

L’objectif consiste à permettre à la vigne de développer son propre équilibre.

Cette démarche se poursuit naturellement à la cave.

Les vinifications privilégient les levures indigènes. Les interventions sont limitées afin de conserver l’identité du raisin et du terroir.

Des élevages originaux

Le Domaine du Nozay utilise différents contenants pour ses vinifications et ses élevages.

Les cuves côtoient notamment les jarres en terre cuite. Pour certaines cuvées, des contenants spécifiques permettent de travailler la texture sans apporter une influence excessive du bois.

Cette approche prend tout son sens avec le Clos du Nozay.

Issu de vieilles vignes d’une parcelle entourée de murs, ce vin possède naturellement davantage de concentration. L’élevage en jarre permet alors de développer sa profondeur tout en préservant sa pureté.

Le Clos du Nozay représente ainsi l’une des expressions les plus ambitieuses du domaine. Il associe la maturité du Sauvignon Blanc, la minéralité des terres blanches et une vinification peu interventionniste.


Histoire du Domaine Luneau-Papin

Histoire du Domaine Luneau-Papin

Le Domaine Luneau-Papin fait partie des domaines historiques du Muscadet. Installé au Landreau, dans le vignoble nantais, il est aujourd’hui dirigé par Marie et Pierre-Marie Luneau.

Ils représentent la neuvième génération d’une longue histoire familiale consacrée à la vigne.

Le domaine s’est notamment imposé grâce à une approche très précise du Melon de Bourgogne. Plutôt que de rechercher un style uniforme, Luneau-Papin cherche à révéler les différences entre les terroirs.

Le Melon de Bourgogne comme révélateur du terroir

Le vignoble du Muscadet possède une géologie particulièrement variée.

Granite, gneiss, schistes et micaschistes peuvent se retrouver à quelques kilomètres de distance.

Pour Luneau-Papin, ces différences doivent être perceptibles dans le verre.

Le domaine développe donc depuis longtemps une approche parcellaire. Chaque cuvée possède une identité liée à son sol et à son lieu d’origine.

Cette philosophie a contribué à faire évoluer l’image du Muscadet. Elle démontre surtout que le Melon de Bourgogne peut produire des vins complexes et capables de refléter précisément leur terroir.

Une viticulture biologique et biodynamique

Marie et Pierre-Marie Luneau accordent également une importance majeure au travail des sols.

Le domaine est engagé en agriculture biologique et biodynamique. Il bénéficie notamment des certifications Demeter et Biodyvin.

Les interventions à la cave sont également limitées.

Les fermentations sont réalisées avec les levures naturellement présentes sur les raisins. Les vins bénéficient ensuite d’élevages sur leurs lies.

Cette approche permet de conserver la personnalité de chaque parcelle.

La Grange, une expression du Landreau

La cuvée La Grange constitue une excellente porte d’entrée dans l’univers du domaine.

Elle provient de plusieurs parcelles situées autour du Landreau. Les sols de schistes et de micaschistes donnent au vin sa tension caractéristique.

La Grange reste accessible dans sa jeunesse. Cependant, sa matière et son acidité permettent également d’envisager quelques années de garde.

Cette cuvée résume ainsi parfaitement la philosophie de Luneau-Papin : un Melon de Bourgogne précis, vivant et profondément lié à son terroir.


Histoire de Dzama

L’histoire de Dzama débute au début des années 1980 à Madagascar. Elle est intimement liée à Lucien Fohine, entrepreneur d’origine chinoise installé sur l’île.

À cette époque, il travaille notamment dans l’univers de l’embouteillage et des boissons. Son activité l’amène à découvrir les alcools produits autour de Dzamandzar, sur l’île de Nosy Be.

Cette rencontre va donner naissance à Dzama.

Des origines à Nosy Be

Nosy Be possède une longue histoire liée à la canne à sucre. La région de Dzamandzar abritait notamment une importante activité sucrière.

Lucien Fohine s’intéresse alors aux rhums produits localement. Il perçoit rapidement leur potentiel et commence à travailler sur ses propres assemblages.

En 1980, il fonde la société Vidzar, contraction de « Vieille Distillerie de Dzamandzar ».

Le nom Dzama trouve lui aussi son origine dans Dzamandzar.

La marque se développe progressivement et devient l’un des noms les plus emblématiques du rhum malgache.

Le développement du rhum malgache

Dzama construit son identité autour de différents terroirs de Madagascar.

La maison travaille avec des rhums provenant de plusieurs régions de l’île. Cette diversité lui permet de créer des assemblages aux profils variés.

Le climat tropical joue également un rôle majeur. La chaleur accélère les interactions entre le rhum et le bois pendant le vieillissement.

Les rhums développent ainsi rapidement des profils riches et expressifs.

Au fil des années, Dzama développe différentes cuvées. Certaines privilégient la fraîcheur de la canne. D’autres s’orientent davantage vers le vieillissement et les finitions en fûts.

Une maison emblématique de Madagascar

Dzama participe largement à la reconnaissance internationale du rhum de Madagascar.

La maison met en avant l’identité de l’île à travers ses différentes expressions. Cette identité repose autant sur la canne que sur l’environnement aromatique exceptionnel du pays.

Madagascar est notamment célèbre pour sa vanille, son cacao, son café et ses épices. Cet univers accompagne naturellement l’image des rhums Dzama.

La Finition Fût de Cognac illustre une autre facette du travail de la maison. Elle associe cet héritage malgache à un élevage inspiré des grandes eaux-de-vie françaises.

Le résultat crée ainsi un pont entre Madagascar et la Charente. Il conserve la gourmandise caractéristique de Dzama tout en apportant davantage de structure et de profondeur grâce au fût.

RHUM BARBANCOURT

Le rhum Barbancourt a été créé par Dupré Barbancourt, un Français originaire de la région de la Charente en France, est arrivé en Haïti au 19e siècle. Son obsession était de créer une recette de rhum qui serait spéciale et porterait sa marque au sommet.

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